6 bonnes pratiques SEO incontournables en 2020

L'équipe hREF
8 juin 2020

Vous déployez une stratégie de référencement naturel pour votre site web ? Vous souhaitez conserver les positions de vos pages ou gagner des places dans les résultats de Google ? Il est donc essentiel de mettre à jour vos bonnes pratiques. C’est que les règles du SEO ne cessent de changer, et qu’il est indispensable de s’adapter pour rattraper ses concurrents – ou pour éviter de perdre son avance. Si les grandes tendances du référencement organique n’ont pas connu de changement radical par rapport à l’année passée (recherche vocale, SXO, importance du mobile…), voici néanmoins une liste de bonnes pratiques SEO en 2020 à appliquer sans modération pour booster la visibilité de vos pages sans attendre !

1. Cibler des sujets (et des mots-clés) à fort potentiel de trafic pour vos contenus

La fonction numéro un du référencement naturel est de générer du trafic en positionnant des pages dans les premiers résultats des moteurs de recherche. Le levier le plus déterminant reste donc celui de la pertinence : un contenu qui répond aux problématiques des utilisateurs a plus de chances de se hisser sur le podium.

Or, il n’y a pas cinquante façons de produire des contenus pertinents : il faut cibler les sujets, et conséquemment les mots-clés, les plus souvent recherchés. Plus une requête est populaire, plus elle est susceptible de générer du trafic, et plus vous avez intérêt à travailler les mots-clés associés dans vos contenus.
Une bonne solution consiste à créer des Topic Clusters, des « grappes de sujets » permettant de produire des contenus organisés en pages « piliers » et « satellites », dans l’optique de traiter l’ensemble des sous-thématiques rattachées à une thématique spécifique. Un Topic Cluster a l’avantage de positionner des pages sur de nombreuses requêtes, de générer efficacement du trafic, de booster l’autorité du site aux yeux de Google, et de favoriser le maillage interne. Autant de raisons qui en font l’une des bonnes pratiques SEO en 2020 à ne pas manquer.

© Templune – Licence Pixabay

2. Comprendre l’intention qui se cache derrière les requêtes

Au fil de ses évolutions, l’algorithme de Google s’attache à mieux comprendre les intentions dissimulées derrière les requêtes formulées par les internautes. Il ne s’agit plus seulement de lister les termes tapés pour les reproduire dans des contenus, mais de saisir ce qui pousse les utilisateurs à interroger le moteur de recherche à un instant T. En quelques années, plusieurs mises à jour ont affiné les compétences de Google en la matière : Colibri en 2013, RankBrain en 2015, et BERT en 2019.

Cette façon d’analyser les requêtes change en profondeur la manière d’optimiser les pages web. La formulation d’une question donne de précieux indices quant aux intentions de l’internaute, et, pour ce qui intéresse les entreprises, quant à son positionnement dans le parcours d’achat. En effet, d’un point de vue marketing, les questions « Comment fonctionne une voiture ? » et « Où acheter une voiture ? » offrent des perspectives fort différentes : dans le premier cas, l’internaute cherche des informations concrètes qui ne mèneront pas forcément à un achat ; dans le second cas, il a déjà pris sa décision d’acquérir un véhicule et veut simplement être dirigé vers un revendeur de qualité.

© mohamed_hassan – Licence Pixabay

Le travail sur le SEO des pages doit être au diapason : il faut que les contenus qui s’affichent dans les résultats tiennent compte des intentions de l’internaute, et lui apportent les renseignements souhaités. Avec, à la clé, une visite sur le site web ou une conversion.

3. Booster la vitesse de chargement de vos pages

Plus une page web met du temps à s’afficher, plus l’internaute est tenté d’aller voir ailleurs. Le graphique ci-dessous montre que la durée de chargement d’une page est proportionnelle à la hausse du taux de rebond (le pourcentage d’internautes qui quittent une page juste après l’avoir ouverte), ce qui envoie à Google un bien mauvais signal quant à l’intérêt généré par la page en question.

La vitesse de chargement n’est donc pas anodine. C’est d’ailleurs un critère de positionnement à part entière sur Google depuis 2010 sur desktop et depuis 2018 sur mobile. Autrement dit, le travail d’optimisation de la durée d’affichage des pages du site web fait partie des bonnes pratiques SEO en 2020 à garder dans un coin de la tête : quelques secondes peuvent faire toute la différence entre une page bien positionnée et une page reléguée dans les bas-fonds des SERPs.

De nombreux paramètres impactent la vitesse de chargement des pages (la lourdeur du code, l’emplacement du serveur d’hébergement, le poids des images…). Utilisez la Google Search Console pour tester l’ensemble de votre site web et vérifier ses performances globales, puis suivez les recommandations de l’outil pour améliorer les choses. Quant aux images, vous trouverez sur cette page des conseils pour les optimiser.

4. Passer votre site web en HTTPS

Si ce n’est pas déjà fait, vous avez tout à gagner à passer votre site web professionnel en HTTPS, le protocole permettant de sécuriser vos échanges avec les internautes. L’installation d’un certificat suffit à sécuriser l’ensemble du site, y compris les pages ajoutées par la suite.

Certes, le poids SEO du HTTPS est minime. Même si Google en a fait un critère de positionnement, on estime que moins d’1 % des pages sont concernées, et qu’elles le sont de façon très marginale.

© Templune – Licence Pixabay

Mais c’est l’impact indirect qui s’avère déterminant : alors que 84 % des internautes se disent prêts à abandonner un achat en cours s’ils tombent sur un site non sécurisé (enquête GlobalSign), l’affichage du fameux cadenas dans la barre d’adresse permet de rassurer les utilisateurs et de générer de la confiance, notamment pour les e-commerçants. Cela, en retour, tend à réduire le taux de rebond et à envoyer de bons signaux à Google, qui récompense les sites sécurisés en leur attribuant un meilleur ranking. C’est d’autant plus vrai depuis que les navigateurs web se sont mis à signaler explicitement les sites non sécurisés.

5. Éviter la confrontation SEO avec les géants du web

Sur les mots-clés les plus concurrentiels, les places sont souvent occupées par les grandes marques qui bénéficient d’une autorité indiscutable, de milliers de pages optimisées, et de centaines de backlinks de qualité. Une petite entreprise ne peut donc pas faire le poids en jouant sur le même terrain, qu’il s’agisse de référencement naturel ou de campagnes payantes. Un exemple avec la requête « assurance auto » :

Sur ce mot-clé, le volume de recherche est important, mais la difficulté pour se positionner ne l’est pas moins. Dans cette analyse réalisée avec Ubersuggest, le score de difficulté en SEO (« SD » pour « SEO Difficulty ») comme en SEA (« PD » pour « Paid Difficulty ») est très élevé. Quant au CPC (coût par clic), il est fixé à 10,80 €, ce qui signifie que chaque clic d’un internaute sur votre lien vous coûterait cette somme ! Dans ces conditions, il est quasiment impossible de déloger les mastodontes du secteur.

Une bonne stratégie va consister à attaquer de biais. Par exemple, en travaillant le mot-clé longue traîne « assurance auto jeune conducteur pas chère ».

On voit ici que le volume plus faible de recherche est compensé par une difficulté SEO bien moindre (tandis qu’il reste compliqué de se positionner en SEA). Il sera donc plus aisé de placer des pages travaillant cette requête, et de générer du trafic par ce moyen détourné.

6. Partir à la pêche aux backlinks (de qualité)

Terminons cette liste de bonnes pratiques SEO en 2020 en rappelant l’importance des backlinks de qualité dans le cadre d’une stratégie de référencement naturel. Les liens externes restent en bonne place parmi les critères de positionnement privilégiés par Google. Un grand nombre de liens qui renvoient vers une page donnée indique à Google que cette page se caractérise par sa qualité. Conséquence : la page en question jouit d’un meilleur ranking et gagne des positions dans les résultats de recherche.

Le graphique qui suit montre la corrélation entre le trafic généré et le nombre de domaines qui pointent vers la page :

Pour générer des backlinks de qualité et améliorer le positionnement de vos pages, vous avez deux options :

  • Faire du linkbuilding en allant à la pêche aux liens (en demandant à vos contacts, en passant par des annuaires spécialisés, en contactant des sites et des blogs qui évoluent dans votre thématique, etc.).
  • Pratiquer le linkbaiting en produisant des contenus pertinents qui incitent les webmasters à insérer naturellement des liens (avec ce léger bémol que vous ne pouvez pas contrôler la qualité des backlinks).

Sans oublier de travailler le maillage interne de votre site. Même si son poids SEO est moins notable, le maillage reste essentiel en ce qu’il permet de piloter la distribution du jus SEO entre les pages : une page bien positionnée peut ainsi « partager » un peu de son autorité avec d’autres pages que vous souhaitez mettre en valeur.

 

Visuel d’entête : © janjf93 – Licence Pixabay

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