Faut-il encore pratiquer le référencement naturel SEO en 2026 ?

Alors que l’avenir du Search semble se jouer sur ChatGPT, Gemini ou Perplexity, qu’est-ce que cela implique pour le SEO en 2026 ? L’optimisation pour les moteurs de recherche traditionnels n’est-elle pas devenue has been ? La réponse est non. Au contraire, il est plus que jamais important, pour les entreprises et les marques, de travailler leur référencement naturel dans un écosystème dominé par les moteurs d’IA générative. Du moins, pour celles qui souhaitent attirer du trafic qualifié, générer des prospects, booster leurs ventes, renforcer leur notoriété et fidéliser leurs clients. Bref, le SEO n’a jamais été en meilleure forme qu’aujourd’hui, et on vous explique pourquoi.

5 raisons qui rendent le SEO toujours incontournable en 2026

Oui, le référencement naturel a toujours sa place dans les stratégies d’acquisition des entreprises. Et ce, malgré l’essor des moteurs alimentés par l’IA et le fait que les internautes se tournent de plus en plus vers ces outils pour effectuer des recherches en ligne (avec un impact indéniable sur l’avenir du Search)

Mais pourquoi exactement ? Voici 5 raisons pour lesquelles le référencement naturel reste le levier d’acquisition à privilégier.

1. Google conserve sa position dominante dans l’écosystème du Search

On entend souvent dire que le SEO n’a plus lieu d’être, au prétexte que les moteurs IA auraient pris l’avantage sur Google et consorts. En substance, la capacité de ces outils à générer des réponses complètes aurait tué le référencement naturel, en supprimant le principe même du clic sur des résultats de recherche.

Or, la vérité est bien différente. En dépit du bouleversement induit par ChatGPT, Google conserve une position dominante sur la planète digitale. Une comparaison directe entre ces deux outils montre un taux d’usage de 99,69 % pour Google contre 0,31 % pour ChatGPT !

En parallèle, une étude réalisée par graphite.io remet en cause le mythe selon lequel le Search traditionnel serait en train de disparaître. Cette analyse révèle que le trafic SEO n’a que peu bougé (-2,5 % en moyenne) et que, depuis 2023, le taux de trafic sur les moteurs de recherche est resté stable (-1 %), et qu’il a même légèrement augmenté pour Google (+0,8 %) comme pour l’ensemble des plateformes (+0,4 %) en 2025.

Ainsi, l’intelligence artificielle s’installe dans les usages sans pour autant détrôner Google. Loin d’enterrer les moteurs traditionnels, les outils d’IA générative viennent compléter l’utilisation qu’en font les internautes : c’est ce que montre le State of Search Q3 2025 de Datos.

Les utilisateurs ont toujours le réflexe de lancer Google pour chercher des informations, résoudre des problèmes ou s’éduquer sur un sujet spécifique, même s’ils n’hésitent plus à garder un onglet ouvert avec ChatGPT dans un coin de leur navigateur. C’est ce qui fait que le SEO, en 2026, reste le socle de toute présence digitale qualitative.

2. Les entreprises cherchent avant tout à attirer un trafic qualifié

La révolution des usages induite par les moteurs IA ne change pas fondamentalement la donne pour les entreprises : elles ont toujours pour objectif d’attirer un trafic qualifié, condition sine qua non pour générer des leads et les convertir en clients. C’est la base même de l’acquisition digitale.

Sauf que cela ne peut pas se faire sur ChatGPT, Gemini, Claude ou Perplexity. Car ces outils ne sont pas conçus pour générer du trafic : ils ont pour mission de proposer aux internautes une réponse toute faite et de mettre fin à leur processus de recherche. Les rares sources affichées en marge des réponses ne changent pas grand-chose à l’affaire.

Pour attirer du trafic, les entreprises doivent donc continuer de se tourner vers les moteurs de recherche traditionnels, qui affichent une page de résultats en bonne et due forme avec des liens cliquables. C’est encore la meilleure manière de faire venir les internautes sur le site web pour qu’ils prennent contact, remplissent des formulaires ou fassent leurs achats.

À ce titre, il est intéressant de noter que les clics organiques sont encore 10 fois plus élevés que les clics sur les publicités, selon l’étude graphite.io. Ce qui veut dire une chose : ce n’est qu’en positionnant vos pages dans les résultats naturels des moteurs que vous parviendrez à capter l’attention des utilisateurs.

3. Les modèles de langage s’entraînent sur des contenus web

C’est un détail important à connaître à propos des LLM : ceux-ci ne fonctionnent pas comme des moteurs de recherche classiques et, surtout, n’ont pas d’index propriétaire de pages web. Cette différence change pas mal de choses.

Les LLM disposent principalement de deux modes d’accès à l’information :

  • À partir de leurs données d’entraînement, c’est-à-dire de la base de données utilisée pour développer leur connaissance. Mais celle-ci s’arrête à la date de fin de l’entraînement.
  • En passant par un protocole externe (de type MCP ou RAG) qui leur permet de se connecter à une base de données existante ou à un moteur de recherche pour récupérer des informations récentes.

Autrement dit, les IA puisent leurs informations dans les bases de données des moteurs de recherche, notamment dans l’index de Google et de Bing. Elles s’appuient sur les classements effectués par ces plateformes pour engranger la connaissance nécessaire à la formulation de leurs réponses.

Voilà pourquoi il est toujours aussi important de bien optimiser vos contenus pour les pages de résultats des moteurs, et pourquoi le SEO reste essentiel en 2026 : si vos pages existent pour Google et consorts, elles existeront aussi pour les algorithmes des IA génératives.

4. L’autorité est la clé de voûte de la visibilité sur les moteurs IA

L’optimisation pour les moteurs IA (le GEO) fonctionne sur des bases proches du SEO, mais en focalisant l’attention sur quelques axes spécifiques. Parmi ceux-ci, il y a l’autorité, un critère qu’il faut développer au maximum… grâce au référencement naturel.

Pourquoi ? Parce que si les LLM sont doués pour régurgiter des informations sous forme de texte cohérent, ils ne sont pas faits pour reconnaître les experts dans la masse des noms de domaine et des personnalités qui évoluent sur le web. En pratique, ChatGPT ne sait pas qu’une entreprise X a plus d’expérience qu’une société Y, ou qu’un individu A fait figure de leader dans son domaine alors qu’une personne B n’a quasiment aucune légitimité.

Pour faire cette distinction, les LLM se fient aux classements déjà opérés par les moteurs de recherche. Ils regardent notamment du côté des signaux de réputation off-site :

  • Mentions de la personne ou de la marque en ligne (même sans backlinks associés).
  • Signaux de marque.
  • Degré d’autorité de l’auteur d’un contenu.
  • Avis tiers (clients ou partenaires).

Et savez-vous comment travailler ces signaux ? En tenant compte des critères E-E-A-T de Google, qui constituent l’un des piliers du SEO. Ces critères se concentrent sur l’Expérience (celle du créateur du contenu), l’Expertise (celle de la page évaluée par rapport au sujet traité, de la personne qui l’a rédigée et du domaine dans son ensemble), l’Autorité (celle d’un auteur, d’un site ou d’une entreprise) et la Fiabilité (Trustworthiness – celle du contenu).

5. Les leviers de visibilité tiers ne sont pas optimaux

Si le SEO garde toute son importance en 2026, c’est aussi parce que les leviers tiers (de visibilité et d’acquisition) ne sont clairement pas à la hauteur.

D’un côté, la publicité digitale coûte de plus en plus cher. On constate une augmentation globale du coût par clic (CPC) et du coût par mille impressions (CPM) sur la plupart des plateformes publicitaires, en raison d’une concurrence accrue et d’enchères plus compétitives qui entraînent une hausse des prix. Par exemple : le CPC moyen dans les Google Ads, tous secteurs confondus, a enregistré une augmentation de 12,88 % entre 2024 et 2025.

De l’autre côté, la portée organique sur les réseaux sociaux recule constamment. Les feeds fondés sur la recommandation tendent à privilégier l’engagement instantané des utilisateurs, ce qui rend la visibilité gratuite pour le moins hasardeuse. Dans le même temps, le modèle pay-to-play devient presque incontournable. Coïncidence ? Non, car la baisse du reach organique est justement destinée à inciter les marques à investir dans la visibilité payante.

Tout cela pour dire que le SEO reste le seul canal organique encore viable dans un écosystème dominé par la visibilité payante. Certes, le retour sur investissement est plus long à venir, mais en contrepartie, l’effet cumulatif est réel. Par ailleurs, le référencement naturel permet de travailler sur de nombreux critères (comme l’autorité et l’expertise) que son équivalent payant ne prend que peu en considération.

Le SEO est toujours là, mais il a beaucoup évolué

Vous l’aurez compris : le référencement naturel reste plus que pertinent, mais force est de constater qu’il n’est plus tout à fait le même qu’il y a 10 ans. L’adoption rapide des moteurs d’IA générative, et le changement d’usage que ceux-ci entraînent, poussent les référenceurs à revoir leur copie et à adapter leur approche de la visibilité organique sur les moteurs classiques.

De fait, le SEO version 2026 s’appuie moins sur les mots-clés et les backlinks, et beaucoup plus sur :

  • La création de contenus qualitatifs et fiables, basés sur des informations vérifiables et capables d’apporter de la valeur.
  • La bonne compréhension de l’intention de recherche, afin de fournir à l’internaute des informations pertinentes en fonction de son positionnement dans le tunnel de conversion.
  • Le développement de l’autorité à tous les niveaux : nom de domaine, entreprise, marque et experts qui signent les contenus.
  • La construction d’une autorité thématique par le biais de contenus nombreux qui approfondissent un sujet, plutôt que de chasser des mots-clés aléatoires à fort volume de recherche.
  • L’optimisation des leviers de réputation off-site, comme les citations de la marque sur des sites tiers, les avis clients et les contenus générés par les utilisateurs.
  • L’emploi des données structurées pour faciliter le crawl des robots d’indexation, tout en aidant les algorithmes IA à mieux comprendre le contenu des pages.
  • L’amélioration technique du site afin de valoriser l’expérience utilisateur (vitesse de chargement des pages, compatibilité mobile, sécurité des données…).

On lit souvent que le SEO serait mort, ou en train de mourir à petit feu. Or il faut bien comprendre cette nuance : c’est le SEO « facile » qui se meurt, pas le référencement naturel dans son ensemble. Les vieilles méthodes consistant à placer des mots-clés à fort volume dans les textes et à glaner des backlinks un peu partout sont progressivement en train de disparaître, au profit d’approches plus sensées, pertinentes et respectueuses de ce que veulent vraiment les internautes (et les moteurs).

Sources :

Visuel d’en-tête : © fauxels – licence Pexels

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