SEO : 6 conseils pour optimiser les images dans vos contenus

L'équipe hREF
20 décembre 2019

Vous le savez : les visuels prennent de plus en plus de place sur le web. Les articles illustrés enregistrent 94 % de vues en plus par rapport à ceux qui n’ont pas d’images, et l’impact des images est encore plus important sur les sites e-commerce (67 % des consommateurs s’y fient pour choisir un produit). Mais ce que vous ignorez peut-être, c’est le rôle positif des images sur le référencement naturel d’une page web (génération de trafic SEO) et sur la performance générale d’un site (expérience utilisateur). Il est donc essentiel d’optimiser vos visuels en suivant ces 6 conseils.

Optimiser les images pour booster le référencement naturel de son site

En termes de référencement naturel, les images facilitent le travail d’indexation des robots des moteurs de recherche pour un meilleur positionnement des pages dans les résultats (et pour une visibilité accrue), et permettent de profiter du trafic lié à la recherche d’images (sur Google, les visuels apparaissent dans l’onglet dédié, mais aussi lors d’une recherche universelle).

Selon Moz (société de logiciels spécialisée dans l’Inbound Marketing), le trafic organique en provenance de la recherche d’images représente en moyenne 27 % du trafic total enregistré par un site web. Ce n’est pas négligeable. Or, ces images peuvent être optimisées au même titre que les contenus textuels, afin d’en tirer un bénéfice sur le plan du référencement naturel. Commençons par trois conseils d’optimisation SEO (qui peuvent répondre à des soucis identifiés à l’occasion d’un audit SEO par exemple).

1. Renommez vos images

Google sait faire plein de choses, mais il ne sait pas lire les images. Pour différencier deux visuels (mettons : une maison et un panda), ses robots analysent les éléments textuels qui les accompagnent, notamment les titres et les descriptions.

Dans une optique SEO, il est donc crucial de renommer vos images avant de les télécharger sur votre CMS, car leur nom par défaut (quelque chose comme « IMG542124567752 ») ne va pas aider les robots de Google à comprendre ce qu’elles sont censées illustrer. Cela suppose de donner aux fichiers des noms pertinents, sans caractères spéciaux, sans majuscules, avec des traits d’union plutôt que des espaces, et si possible, sans chiffres. Par exemple, « image-optimisee-seo ».

2. Renseignez la balise Alt

Le « texte alternatif » (autre nom de la balise Alt) est celui qui s’affiche quand l’image ne peut pas être chargée. Il est également lu par les robots de Google. Il s’agit de le renseigner avec soin en décrivant le contenu de l’image associée, dans le contexte de l’article, et en y logeant des mots-clés supplémentaires.

3. Prêtez attention au contexte dans lequel l’image est insérée

Les robots de Google sont attentifs aux liens qui existent entre les balises des blocs textuels et celles des images, et à leur cohérence. Par exemple, une photo de vélo tout-terrain dans un article sur la pêche en haute mer ne fera aucun sens pour Google (ni pour les internautes, d’ailleurs).

L’optimisation SEO d’une image passe donc par un travail de contextualisation à deux niveaux :

  • En renseignant le titre et la légende (par défaut, le premier reprend le nom du fichier), sans oublier d’ajouter le mot-clé principal.
  • En plaçant l’image dans le texte de façon à ce qu’elle fasse sens (un visuel SEO inséré dans une partie consacrée au référencement naturel, par exemple), si possible près d’un titre.

Quant à l’attribut Title, qui s’affiche lorsque la souris survole l’image, il n’a pas d’impact sur le référencement naturel. Mais c’est un « plus » en termes d’expérience utilisateur.

Optimiser les images pour améliorer l’expérience utilisateur (et le SEO)

Les images ont également un impact indirect sur la réussite d’un site web, en fonction de la façon dont elles améliorent ou handicapent l’expérience utilisateur. Cet impact, à son tour, se fait sentir sur la qualité du référencement naturel, et donc sur la visibilité des contenus. Optimiser les visuels permet ainsi de jouer (et de gagner) sur les deux tableaux. Découvrez trois conseils supplémentaires pour améliorer l’UX de votre site.

4. Adaptez le poids et la taille des images pour gagner en vitesse de chargement

Une image qui met trop de temps à s’afficher détériore les performances de la page… et tend à repousser les internautes. 40 % des utilisateurs affirment quitter un site au-delà de trois secondes de chargement.

Alléger les images permet de gagner en vitesse de chargement, ce qui améliore l’expérience utilisateur… et confère à la page un « boost SEO » (les algorithmes de Google prennent en compte les performances techniques des pages).

Pour cela, il y a quelques bonnes pratiques à adopter : limiter le poids des visuels à 200 Ko, adapter la taille de l’image à celle de l’affichage (si celle-ci est limitée à 800 pixels de large, rien ne sert d’avoir des images de 5 000 pixels), et préférer des formats universels (JPG, GIF et PNG).

(Source : STORANOVA)

Plusieurs logiciels peuvent être utilisés pour optimiser le poids des images, comme Photoshop, GIMP ou Smush (plugin pour WordPress).

(Source : Insigni)

5. Adaptez le poids des images à leur nombre total sur une page

En soi, le poids d’une image ne veut pas dire grand-chose. Tout dépend de la page sur laquelle il est inséré, et de la présence d’autres images tout aussi lourdes. Si vous êtes photographe professionnel, vous n’êtes pas condamné à publier des visuels de 500 pixels compressés à l’extrême : il est possible de proposer à vos prospects des visuels en haute définition, à condition de bien équilibrer vos pages.

Ce qui nuit au chargement d’une page, c’est un ensemble de visuels trop grands qui, ensemble, produisent un ralentissement – un cas de figure que l’on retrouve souvent chez les e-commerçants, dont les pages affichent de nombreuses images. Alléger la page permet d’accélérer son affichage sans rogner sur la qualité des visuels.

6. Affichez des images adéquates pour les vignettes

L’erreur est fréquente : utiliser des visuels inadaptés pour servir de vignettes, par exemple dans les listings d’un site e-commerce. Si le thème du site ne prévoit pas la création automatique de vignettes, celles-ci sont obtenues à partir des images de référence… qui peuvent être très grandes et très lourdes. S’il n’y a qu’une ou deux vignettes sur la page, passe encore ; mais quand il y a 40 ou 50 produits illustrés sur la même page, c’est la catastrophe.

N’hésitez pas à utiliser des formats allégés en guise de vignettes (100 Ko maximum), et profitez-en pour renseigner les balises de ces images pour booster le référencement naturel de la page concernée.

(Imaginez si toutes les vignettes de cette page étaient des images haute définition…)

L’optimisation des images insérées dans un contenu web confère un double avantage : c’est bon pour l’expérience utilisateur et pour le référencement naturel, deux notions qui vont de pair. En effet, une image bien optimisée s’adresse autant aux robots des moteurs de recherche qu’aux internautes, et contribue à améliorer les performances d’un site web d’un point de vue technique et marketing.

 

Visuels

L’image 1 est diffusée sous la licence du site Pixabay.

Les images 2 et 3 sont diffusées sous la licence Creative Commons CC0 domaine public.

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