Comment savoir si votre site web est sous le coup d’une pénalité Google ?

L'équipe hREF
16 mars 2020

Positionner une page web dans les résultats de Google suppose de suivre un certain nombre de règles. Celles-ci ont pour but d’améliorer les performances globales du moteur de recherche en s’assurant de la pertinence et de la qualité des réponses apportées aux utilisateurs. Ne pas les respecter, c’est s’exposer à des conséquences concrètes : déclassement, désindexation, voire placement des pages dans une liste noire. On parle alors de « pénalité Google ». Or, une telle sanction ne fait pas forcément l’objet d’une annonce officielle. Dans ce cas de figure, comment savoir si son site web est concerné, et ainsi agir avant qu’il ne soit trop tard ?

Qu’est-ce qu’une pénalité Google ?

L’algorithme de classement de Google est multiple. Il s’agit plus précisément d’un empilement de couches algorithmiques qui, ensemble, définissent les règles à suivre pour positionner des pages web dans les premiers résultats du moteur (voir, à ce propos, notre article au sujet des algorithmes).

Le fait de ne pas respecter ces règles peut avoir des conséquences directes sur le positionnement d’un site web. Le cas échéant, Google applique des « pénalités », moins dans le but de punir les récalcitrants que de valoriser les webmasters qui jouent le jeu. Il en existe deux sortes :

  • La pénalité Google manuelle, déclenchée par un ingénieur de l’équipe qualité. Ce type de sanction fait l’objet d’une mention dans la Google Search Console et de l’envoi d’une notification au webmaster, avec une liste de recommandations à suivre pour corriger le problème et obtenir la levée de la punition.
  • La pénalité Google automatique, qui découle du fonctionnement des algorithmes. Dans ce cas, le terme « pénalité » n’est pas utilisé par Google, qui considère qu’il s’agit moins d’une sanction que de la conséquence d’une mauvaise interprétation des algorithmes par le webmaster – notamment de ceux qui fonctionnent comme des « filtres », à l’instar de Panda et de Pingouin. Parce qu’il n’y a pas d’intervention humaine, le webmaster n’en est pas informé.
© Nikin – Licence Pixabay

Le problème, c’est qu’une pénalité Google automatique peut avoir plusieurs origines : une erreur de référencement naturel, une pratique SEO qui n’a plus cours (à l’image du bourrage de mots-clés), ou encore un acte malveillant (on parle alors de « Negative SEO »). Il est donc difficile de savoir que cette pénalité existe et d’identifier les causes du problème, car on ne fait pas forcément exprès d’aller à l’encontre des exigences de Google.

Comment savoir si son site web est plombé par une pénalité algorithmique ?

La première chose à faire, c’est donc d’identifier un éventuel problème, l’analyse de ce dernier pouvant mener à la découverte d’une pénalité Google.

Problème n°1 : un changement de positionnement

Un changement soudain dans le positionnement des pages d’un site web (un « déclassement »), surtout si le nouveau positionnement dure dans le temps, peut découler d’une pénalité Google. Le site ne répondant plus à certaines exigences du moteur, les robots le sanctionnent en faisant chuter les positions de ses pages.

Plusieurs raisons peuvent expliquer un tel changement, notamment une perte de vitesse en termes de SEO ou l’existence de pages concurrentes de meilleure qualité. Il faut garder à l’esprit qu’une bonne place dans les résultats de Google n’est jamais acquise, et que c’est un jeu perpétuel de chaises musicales dans lequel un site peut, un jour, céder son siège à un autre.

Néanmoins, un brusque passage de la 1ère à la 20e place (ou pire encore : une disparition soudaine des résultats) doit interroger, notamment si l’on constate en parallèle une perte de trafic.

Problème n°2 : une perte brutale de trafic

C’est l’indice privilégié qui fait penser à une pénalité Google : une baisse brutale et notable du trafic. Celle-ci peut s’expliquer par un déclassement, par une désindexation ou par un renvoi du site sur la liste noire de Google.

© Templune – Licence Pixabay

Pour identifier une baisse de trafic, il faut :

  • Accéder à un outil de mesure des performances comme Google Analytics.
  • Repérer la date à partir de laquelle le trafic a baissé, définir un intervalle de temps (par exemple : un mois), et faire une comparaison avec la même période les années précédentes, afin d’éliminer une cause saisonnière (car les volumes de trafic ne sont pas nécessairement les mêmes toute l’année).
  • Analyser la chute de trafic à l’aune d’un éventuel changement de positionnement, pour savoir s’il existe un lien de cause à effet.
  • Comparer le trafic Search avec celui d‘autres leviers d’acquisition : direct, referral (à partir d’autres sites), publicité, campagnes marketing, etc., afin de vérifier si seuls les moteurs de recherche sont en cause.
  • Comparer le trafic sur Google avec celui d’autres moteurs de recherche, comme Yahoo ! et Bing, afin de déterminer lequel est en cause (certaines erreurs ont des répercussions sur l’ensemble des moteurs, par exemple un blocage involontaire du crawl).
  • Comparer la date à laquelle le trafic a chuté avec les dates des mises à jour officielles de Google (attention : cela ne fonctionne pas pour tous les algorithmes existants, Google ne communiquant plus sur les mises à jour de Panda et de Pingouin, par exemple).

Si vous constatez une baisse importante et brusque du trafic vers votre site web, qui n’a pas d’équivalent sur d’autres périodes de temps, et qui ne concerne que Google, c’est sans doute que vous êtes sous le coup d’une sanction. Dans ce cas de figure, vous ne pourrez pas savoir précisément de quelle pénalité Google il s’agit : il faudra actionner différents leviers en espérant tomber sur le bon (qualité des contenus, qualité des backlinks, etc.).

Si d’autres problèmes se font jour, il est sage d’éliminer une pénalité Google et de chercher ailleurs. Il peut s’agir d’un problème technique (relatif au crawl, à l’indexation, à du contenu dupliqué, à une inaccessibilité temporaire…), d’un souci d’efficacité des actions SEO, ou simplement d’une période de faible activité des internautes.

Parce qu’il est difficile de savoir si son site web est victime d’une pénalité Google algorithmique, l’idéal reste de se prémunir en amont contre les risques de sanctions. Cela, en suivant de près les guidelines du moteur, en privilégiant des contenus à forte valeur ajoutée, en veillant à garantir une solide expérience utilisateur, et en lançant de temps à autre un audit SEO pour vérifier que tout va bien.

 

Visuel d’entête : © planet_fox – Licence Pixabay.

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