Charte éditoriale : 5 erreurs à éviter

Née dans la presse écrite, la charte éditoriale s’est étendue au web. Son rôle reste cependant similaire. Donner une ligne de conduite en matière de rédaction afin d’assurer au média sa personnalité et sa cohérence d’un support à l’autre : site, blog, print, web… Elle est le pendant rédactionnel de la charte graphique, qui concerne les éléments visuels comme les couleurs, la police ou le logo. La charte éditoriale sert de guide et aborde tous les aspects de la rédaction, du ton à employer aux éléments de langage à favoriser ou à éviter en passant par les sujets à aborder et les rythmes de publication.

Elle structure ainsi votre communication écrite et contribue à garantir une qualité constante tout en renforçant votre référencement naturel. Lorsqu’elle est correctement rédigée, elle permet à une entreprise de gagner du temps. Car elle prend la forme d’un document facile à transmettre à tous les collaborateurs impactant la rédaction de contenu, qu’ils soient internes ou externes à l’entreprise. La multiplicité des rôles de la charte éditoriale implique donc qu’elle soit élaborée avec soin. Pour servir autant votre image que votre présence en ligne, et affirmer votre identité de marque.

Négliger le ciblage des objectifs et des personae

La charte éditoriale se présente comme un guide pour aider une équipe à la rédaction de contenu marketing. La première des erreurs consiste donc à se lancer dans sa rédaction en omettant de commencer par le commencement. Identifier précisément vos objectifs marketing et votre audience. La charte éditoriale influencera tous vos contenus. Il est donc indispensable de savoir à qui vous vous adressez, et pourquoi !

Négliger le ciblage des objectifs et des personae
© storyfuel – Licence Unsplash

Objectifs et prospects sont propres à chaque entreprise. Ne pas prendre la peine de définir les vôtres, c’est se lancer dans la rédaction d’articles et autres contenus au hasard, autrement dit parler dans le vide. Donnez des chiffres à vos objectifs et des caractéristiques précises à votre audience. C’est-à-dire créez des personae. Il s’agit de portraits robots, de portraits types qui incarnent vos cibles. Une persona a ainsi un âge, un budget, un mode de vie, des attentes…

N’oubliez pas qu’il y a votre client idéal, mais surtout vos clients concrets. N’hésitez pas à recourir aux multiples outils de Google pour analyser qui consulte votre site, qui :

  • achète ;
  • lit quoi, sur quel support…

Et recueillir de nombreuses informations qui vous permettront d’affiner votre charte éditoriale.

Penser sa charte éditoriale indépendamment de la charte graphique

La charte éditoriale fait partie des outils clefs de votre identité de marque. Elle s’inscrit donc dans une stratégie plus large, qui ne prend pas seulement en compte le contenu. Mais aussi l’aspect visuel de sa personnalité. Élaborer une charte éditoriale de manière totalement indépendante serait ainsi une erreur. La cohérence avec la charte graphique est essentielle. Car les enjeux et les questions abordées sont similaires :

  • ton ;
  • style ;
  • cohérence ;
  • éléments facilitant l’identification de la marque…

Un style rédactionnel ampoulé se marie mal avec des illustrations décalées ou des icônes créées à main levée. Des photographies trop sérieuses ne manqueront pas de faire peser une atmosphère étrangement lourde sur un texte humoristique ou enlevé… Surtout, une dissonance entre les deux chartes risque de créer de l’incompréhension chez le visiteur de votre site web, qui ne sait plus ce que vous pensez vraiment. C’est le premier pas vers un manque de confiance envers votre marque et au bout du compte vers le renoncement à l’achat.

Penser sa charte éditoriale indépendamment de la charte graphique
© campaign_creators – Licence Unsplash

Les chartes éditoriale et graphique sont d’ailleurs d’autant plus liées qu’un contenu web gagne en impact lorsqu’il est accompagné d’une illustration. Sur les réseaux sociaux, un post a par 40 fois plus de chances d’être partagé s’il est accompagné d’une image. Sur votre blog, ajouter des images à un article est idéal pour aérer le texte et le rendre plus lisible. De manière générale, l’image est partout : charte éditoriale et charte graphique apparaissent donc comme deux éléments forts et complémentaires de votre identité de marque. Rédigez-les ensemble ou n’oubliez pas de consulter l’une pour écrire l’autre !

Rédiger une charte éditoriale trop généraliste

Si la charte éditoriale doit prendre en compte la stratégie de communication de votre entreprise dans son ensemble, il serait erroné de croire qu’elle doit par conséquent être généraliste ! Bien au contraire, votre charte éditoriale doit être aussi précise que possible et s’adapter notamment au support de publication de votre contenu. En effet, votre audience n’est pas la même sur :

  • votre blog professionnel ;
  • vos réseaux sociaux (et encore différente d’un réseau social à l’autre) ;
  • votre site internet ;
  • en magasin ;
  • ou lors d’un salon…

Adapter sa charte éditoriale à chaque support, c’est redéfinir pour chacun d’eux des règles telles que :

  • La longueur des phrases ;
  • Le vocabulaire à employer et à exclure ;
  • L’intégration ou non d’émojis ;
  • Les pronoms à utiliser ;
  • Le ton du discours…

 Le tout sans jamais perdre de vue vos objectifs généraux ! C’est même cette précision qui vous permettra de gagner du temps dans votre production de contenu. En effet, elle vous permettra de déléguer les tâches de rédaction à plusieurs personnes, y compris des intervenants extérieurs, qui pourront écrire articles de blog, fiches produit et posts sur les réseaux sociaux comme si c’était vous !

Rédiger une charte éditoriale trop généraliste
© Kaleidico – Licence Unsplash

Sauter l’étape des guidelines rédactionnelles

Une charte éditoriale efficace ne peut se contenter de vagues conseils. « Recourir à l’humour » ou « éviter les phrases trop longues » ne sont pas suffisamment pertinents pour intégrer votre charte éditoriale. Ce sont de véritables guidelines que vous devez mettre en place. N’hésitez pas à entrer dans le concret en listant ce que vous autorisez et ce que vous excluez de votre contenu. « Recourir à l’humour » devient ainsi « privilégier les jeux de mots » ou « faire des références à un genre de film ou de séries ». « Éviter les phrases trop longues » devient « rédiger des phrases de 8 à 15 mots ».

De même, n’hésitez pas à ajouter un glossaire ou un lexique à votre charte éditoriale. Ces outils se révèlent particulièrement pratiques si vous souhaitez créer un champ sémantique propre à votre activité, par exemple si vous donnez un petit nom à vos bureaux ou à vos équipes.

Oublier que la charte éditoriale contribue à votre référencement naturel

Les éléments de langage prônés par votre charte éditoriale ne se choisissent pas au hasard. S’il y a une part de pur marketing, comme le choix d’un vocabulaire spécifique pour désigner ses locaux, son produit ou encore son équipe, bien d’autres doivent être déterminés par les exigences du référencement naturel. Imposer l’emploi de certains mots à travers une charte éditoriale permet en effet de s’assurer qu’ils seront utilisés par toute personne en charge de la rédaction de contenu, et donc de maximiser la visibilité du contenu sur cette requête. La charte éditoriale est également le moment de préciser la stratégie de maillage interne, d’une grande importance pour le référencement.

La charte éditoriale est ainsi un document majeur de votre stratégie de contenu. Référence pour toute personne chargée de créer du contenu sur tout type de support en votre nom, elle gagne à être en accord avec la charte graphique. Pour que votre charte graphique soit à la hauteur de ses enjeux d’identité de marque et de référencement, confiez sa rédaction à HREF, votre agence spécialisée en communication éditoriale !

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