Utiliser une intelligence artificielle pour rédiger ses contenus : une bonne idée ?

L'équipe hREF
28 février 2022

On entend beaucoup parler d’elle. Aujourd’hui, à en croire les chercheurs en informatique, l’intelligence artificielle (IA) pourrait remplacer les humains et accomplir de nombreuses tâches jusqu’ici considérées comme trop compliquées pour être confiées à des machines. Même la rédaction d’articles pourrait être concernée.

La rédaction assistée par l’intelligence artificielle (RAI) apparaît comme la solution tentante pour de nombreux producteurs de contenus. En effet, l’essor du net, de l’usage des moteurs de recherche et le développement d’algorithmes toujours plus tatillons, ont fait exploser la demande en contenus écrits. Ces contenus, qui permettent de se faire référencer sur les SERPs, ont un coût et prennent du temps à produire : l’IA permettrait de rogner sur les deux, en automatisant le processus d’écriture.

Une question se pose pourtant : l’intelligence artificielle peut-elle produire des contenus aussi qualitatifs que des rédacteurs qualifiés et, partant, ces contenus peuvent-ils influencer positivement votre référencement ? Nos réponses.

La rédaction assistée par l’intelligence artificielle, comment ça marche ?

Un robot serait-il capable d’écrire vos billets de blog ou un article à publier sur votre site ? Aujourd’hui, la réponse est oui. Les avancées des sciences informatiques ont permis de développer un outil précieux pour les producteurs de contenus : la rédaction assistée par l’intelligence artificielle. En d’autres termes, un ordinateur peut aujourd’hui corriger, traduire et même rédiger des textes intelligibles par les humains sans recours à un rédacteur.

Comme tous les procédés utilisant l’IA, c’est-à-dire qui s’attachent à simuler l’intelligence humaine, l’usage de cette technique appliquée à la rédaction passe par le développement d’un algorithme spécifique auquel on « apprend » à écrire.

La rédaction assistée par l’intelligence artificielle, comment ça marche ?
© geralt – Licence Pixabay

Ce dernier analyse une grande quantité de textes pour en comprendre et assimiler les structures, la syntaxe, le vocabulaire et tous les éléments constituant un contenu éditorial, d’un article classique en passant par des fiches produits, des courriels commerciaux ou des posts sur les réseaux sociaux. Une fois cette phase d’apprentissage passée, l’algorithme permet à un robot « rédacteur » de produire, au moins théoriquement, différents types de texte. Son objectif ? Automatiser toutes les tâches rédactionnelles.

En pratique, pour permettre au robot d’écrire « comme un humain », il s’agit tout de même de l’accompagner dans sa tâche. Ainsi, en fonction des solutions à disposition sur le marché :

  • L’utilisateur propose quelques phrases clés, contenant les locutions ou les suites de mots clés sur lesquels il veut se positionner ;
  • L’utilisateur propose une introduction ou un plan, en fournissant les grandes idées qu’il veut présenter.

Après avoir analysé différentes sources de contenus et mené des recherches sur différents moteurs pour comprendre comment, en fonction des mots clés, des locutions ou des thématiques proposées, les internautes formulent leurs requêtes, le robot produira un texte organisé et conforme aux règles du langage couramment employé sur les publications web.

L’utilisateur peut également fournir une première version de texte. La solution logiciel choisie s’attachera alors à « peaufiner » le texte, en proposant des corrections (orthographiques et syntaxiques) et en travaillant sur son optimisation SEO.

Les avantages de la rédaction assistée par une intelligence artificielle

Vous l’aurez compris, la RAI nécessite au moins un humain pour lancer au départ le robot « écrivant ». En effet, si l’ambition de l’intelligence artificielle est de simuler l’intelligence humaine, elle ne peut pas, pour le moment, trouver des sujets seule.

Cela dit, elle peut aider à en trouver. De nombreux outils de RAI disposent d’une fonctionnalité dédiée pour épauler un rédacteur en mal d’inspiration. Cette fonctionnalité repose sur la capacité du robot à analyser un grand nombre de contenus en un temps record : un travail qui permet déjà de défricher un sujet, indiquer des pistes originales à travailler, ou un angle à aborder. Bref, la RAI permet de débloquer rapidement une page blanche.

Les avantages de la rédaction assistée par une intelligence artificielle
© geralt – Licence Pixabay

Une fois l’idée trouvée, l’autre intérêt des outils de RAI consiste à proposer des brouillons d’articles. Quelques mots clés, les grandes idées une fois indiquées à l’outil, ce dernier est capable de produire un texte, plus ou moins conforme aux attentes des lecteurs et des moteurs, en très peu de temps. Le rédacteur gagne en temps d’écriture.

Autre avantage, l’IA est un outil qui permet d’automatiser certaines tâches ingrates ou chronophages. L’optimisation SEO, en particulier. Les outils de RAI ont la capacité d’analyser et d’assimiler les différentes formulations des requêtes faites sur un sujet précis par les utilisateurs des moteurs. Ceci permet à l’outil d’étendre facilement le champ lexical d’une copie pour la faire correspondre aux attentes des internautes. C’est bien utile pour vous faire gagner en visibilité sur le web.

En somme, bien employée, l’IA constitue un vrai gain de productivité – et donc une vraie économie – sur votre production de contenus éditoriaux. Outre qu’elle permet d’économiser sur le temps de recherche d’un sujet, d’écriture d’un article, elle permet de mieux orienter vos contenus en les adaptant aux intentions de recherche sur le net. Un gain de temps précieux qui permettra de produire plus, mais surtout, et ça doit constituer l’objectif principal de l’utilisation de la RAI, de produire mieux, c’est-à-dire des contenus encore plus qualitatifs. Google appréciera.

Les inconvénients de la rédaction assistée par une intelligence artificielle

Si vous espériez vous passer de rédacteur, la RAI n’est pourtant pas la solution. Si la technologie marche à peu près aujourd’hui, elle n’en présente pas moins certaines limites.

Au plan technique, la RAI n’est pas suffisamment avancée pour pouvoir totalement remplacer un rédacteur. Celui-ci maîtrise encore le choix des sujets et doit souvent les détailler a minima pour les faire comprendre à l’outil de rédaction. Par ailleurs, l’IA n’est pas en mesure d’identifier pour vous les mots clés ou les locutions sur lesquels vous souhaitez vous positionner sur les SERPs.

Autre faille, et non des moindres, la RAI n’a qu’une connaissance acquise de la langue, qui s’appuie sur sa fréquentation de textes écrits. En somme, elle n’a aucune connaissance empirique ou pratique de cette dernière. Première conséquence : les écrits produits par l’intelligence artificielle paraissent… artificiels. Ils manquent d’une logique proprement humaine, enchaînant souvent les phrases sans rime ni raison. Quant à l’orthographe, elle est souvent approximative. De quoi repousser un lecteur.

Il faut rester conscient qu’un robot, aussi perfectionné soit-il, ne connaît ni sentiments ni émotions et ne sait donc pas en transmettre. En bref, la RAI ne sait pas jouer sur les nuances du langage naturel : elle ne sait que « dire », sans capitaliser sur les différentes fonctions du langage, conative notamment. Aussi ne sait-elle pas formuler un texte qui, parce qu’il est drôle, touchant, qu’il en appelle à la sensibilité des lecteurs, sera le plus à même de les captiver, de les persuader, de les fédérer.

L'intelligence artificielle nécessite un contrôle humain pour la rédaction d'un texte
© geralt – Licence Pixabay

Enfin, l’intelligence artificielle ne dispose d’aucune capacité critique : tous les discours, toutes les idées, tous les jugements écrits se valent à ses yeux. S’ils ne sont pas relus, les textes produits par la RAI peuvent facilement compiler toutes sortes de fake news et d’opinions préjudiciables. Ce qui, une fois publié, risque de ne pas plaire à vos lecteurs. Méfiance donc.

L’application de l’intelligence artificielle apparaît séduisante sur le papier. Malgré tout, elle n’est pas encore totalement au point : elle ne saurait mériter aveuglément votre confiance, au risque de publier des compilations de mots-clés tout juste correctement emballées. Que vous le vouliez ou non, pour que vos publications soient de bonne qualité, au sens où elles seront lues et – c’est d’une importance capitale pour les moteurs – appréciées par vos lecteurs, le recours à un rédacteur sera de toute façon nécessaire.

Rédaction par une intelligence artificielle : quels effets sur le SEO ?

Imaginons quelques instants que tous les textes publiés sur internet l’étaient grâce à la RAI, il y aurait fort à craindre que les articles produits n’aient plus rien d’originaux. Chacun se nourrissant des autres, les contenus se contenteraient de reformuler la production déjà existante. Et c’est exactement ce que ne souhaitent pas les moteurs, pour qui l’originalité, la fraîcheur et la pertinence des informations sont des qualités primordiales.

Si les moteurs n’ont a priori rien à reprocher à l’intelligence artificielle, une chose sera retoquée à coup sûr : des contenus sans valeur pour les lecteurs. Malheureusement, la RAI laissée en roue libre sera certes susceptible de produire des contenus en quantité, mais généralement pauvre en qualité. Un piège dans lequel il ne faut pas tomber, au risque de voir votre site sanctionné.

En effet, si cette solution – produire beaucoup, mais mal – peut paraître séduisante pour grappiller quelques places sur les moteurs de recherche, elle n’est absolument pas appréciée par les moteurs. Google, par exemple, n’hésite pas à pointer du doigt la RAI dans son guide pour les éditeurs, précisant notamment :

« Le contenu généré automatiquement repose sur la programmation. Lorsque ce contenu est destiné à manipuler les classements de recherche plutôt qu’à aider les utilisateurs, Google peut intervenir. »

Il faut faire attention aux informations données quand on utilise l'intelligence artificielle
© ColiN00B – Licence Pixabay

En somme, pour être sûr de gagner des places du les SERPs et améliorer son SEO on-page, mieux vaut respecter les règles du jeu : intéresser vos lecteurs en proposant des contenus sur-mesure, en rapport avec votre champ d’activité et, surtout, qui apportent une information digne d’intérêt. L’IA peut vous aider à les optimiser en les calibrant grâce à l’analyse des requêtes utilisateurs, mais elle ne pourra pas vous remplacer.

L’IA : bonne ou mauvaise idée ?

Aujourd’hui la RAI est une technologie qui fonctionne, mais qui nécessite encore beaucoup de développements pour pouvoir écrire de façon autonome. Malgré tout, le potentiel de l’outil, ne le cachons pas, est prometteur.

Paradoxalement, la rédaction assistée par l’intelligence artificielle s’avère très utile… pour les rédacteurs qu’elle ambitionne de remplacer. Bien utilisée, la RAI permet, surtout, nous l’avons dit :

  • de trouver des idées de sujet ;
  • d’optimiser ses contenus pour qu’ils soient mieux référencés ;
  • de proposer des brouillons de textes qui permettent de gagner du temps sur l’écriture.

Malgré tout, l’IA ne vous rendra jamais une copie parfaite, publiable en l’état. Il s’agit donc d’un coup de pouce qui ne peut pas remplacer un vrai rédacteur qualifié, capable de produire, certes plus lentement, un contenu original et pertinent. L’émotion, la singularité, en somme la pierre angulaire d’une bonne stratégie marketing de contenu, restent la marque d’un rédacteur humain.

Produire ce type de contenu coûte certes un peu plus cher à écrire, mais constitue un gage de votre bonne volonté vis-à-vis des moteurs et surtout des lecteurs. Gage qui vous permettra d’être plus visible et de vous distinguer de vos concurrents sur les pages des moteurs de recherches.

Pour conclure, si vous comptiez, faute de temps ou d’une équipe éditoriale dédiée, ne vous reposer que sur l’IA pour nourrir les contenus de votre site, de votre blog ou de vos newsletters, c’est une terrible idée. Et plutôt que de vous en remettre à cet outil pour booster votre stratégie SEO, attirer des prospects ou fidéliser vos clients, la vraie bonne idée est plutôt de s’entourer de professionnels, une agence éditoriale web en particulier.

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