URL et SEO : comment ça marche ?

L'équipe hREF
12 février 2021

Entre https://www.mon-site.fr/blog et http://www.monsite.xyz/Mes%7articlessurmonsujetdepr%7dilection=//, vous cliquez sur quel lien ? Chaque internaute sera plus tenté de s’orienter vers l’adresse la plus lisible ; d’où l’importance d’optimiser votre URL pour attirer des visiteurs sur votre site web. Découvrez l’intérêt de cette pratique SEO pour offrir la meilleure expérience digitale à vos prospects.

Comment se composent les URL ?

URL : traduction et signification

Avant de détailler ce qui compose une URL, commençons par définir et traduire cet acronyme : U pour « Uniform », R pour « Resource » et L pour « Locator ». On pourrait donc traduire URL par « Localisateur de ressource uniforme ». En clair, l’URL, c’est l’adresse d’une page internet.

Les différentes parties de l’URL

Pour mieux comprendre l’URL dans le but de l’améliorer, il convient de réaliser un focus sur chaque partie qui la compose. On retrouve systématiquement au sein de ces adresses et dans l’ordre d’apparition :

  • un protocole ;
  • un nom de domaine(NDD) ;
  • une extension ou Top level domain (TLD).

D’autres parties peuvent également figurer dans l’URL. Selon les sites, vous pourrez rencontrer :

  • un sous-domaine ;
  • un (voire plusieurs) répertoire(s) ;
  • un nom de fichier.

Absolue ou relative : deux structures d’URL distinctes

La plupart des adresses internet utilisées pour naviguer de site en site sont des URL absolues. Elles correspondent au chemin complet vers la ressource indiquée. En revanche, au sein d’un même site, vous pourrez rencontrer ce que l’on appelle des URL relatives. Ce type d’URL sans protocole permet de proposer des liens internes au sein d’une page. Elle peut permettre d’améliorer les performances SEO de son site grâce au maillage interne à condition que l’arborescence du site web soit correctement réalisée et que le webmaster connaisse parfaitement l’architecture du site.

Les parties de L’URL en détail

Si vous n’êtes pas expert en programmation informatique, quelques explications s’imposent. Le protocole correspond à la première partie d’une URL qu’on reconnaît facilement. Il s’agit du « http » (hypertext transfer protocol) ou du « https » pour sa version sécurisée.

© DavidRockDesign – Licence Pixabay

Le sous-domaine est tout aussi reconnaissable : « www ». La présence de cette partie nous fait savoir qu’il est question d’une adresse web. Cependant, si ce « www » est utilisé historiquement, il n’est aujourd’hui plus indispensable techniquement. C’est pourquoi il est classé parmi les parties facultatives. À noter qu’il ne constitue pas un handicap au référencement.

Le nom de domaine correspond généralement au nom de l’entreprise ou de la marque. Par exemple, notre site est le suivant : www.href.fr. Choisir son nom de domaine est essentiel pour la visibilité de l’entreprise.

L’extension représente la dernière partie de l’URL à condition qu’aucun répertoire ou fichier ne soit intégré. Il s’agit des traditionnels « .fr », « .com » ou « .net ». Ceux-ci ne sont pas aussi limités qu’on le croit. Si chaque pays a son extension, il est aussi possible d’utiliser des extensions moins classiques en fonction de son hébergeur, de sa région ou de son organisation par exemple. Ainsi, les sites officiels du gouvernement français utilisent l’extension « .gouv ».

Le répertoire est facultatif, mais permet de donner une adresse précise à une catégorie d’un site. Il peut s’agir d’une succession de répertoires pour un site commercial. Pur une librairie en ligne par exemple, un répertoire « romans » et un sous-répertoire « polars » peuvent être créés. L’URL pourra ressembler à celle-ci : https://www.ma-librairie-en-ligne.fr/romans/polars.

Il reste le nom de fichier, ou la suite du chemin d’accès à un document. Ce dernier peut comporter une extension de fichier propre à l’image de « .php » qui signalera au visiteur qu’en cliquant sur ce type de lien il pourra par exemple parvenir directement à une notice d’utilisation.

Pourquoi faut-il optimiser les URL de son site ?

Si vous faites expertiser votre site par une agence spécialisée en communication éditoriale, vous vous apercevrez que parmi les grandes étapes d’un audit SEO figure l’étude de l’architecture HTML et notamment l’étude des URL de votre site. À savoir que l’optimisation des URL joue un rôle en termes de SEO pour figurer en bonne place sur les moteurs de recherches.

© Xtendo – Licence Pixabay

Peut-être que vous ne l’aviez jamais remarqué, mais votre URL s’affiche sur Google entre le titre et la description de la page. L’apparence de l’URL y est souvent négligée. Or, lorsqu’un internaute remarque une URL trop complexe, trop longue ou incompréhensible, il hésitera à cliquer. Pour générer plus de clics, il est essentiel d’optimiser les adresses susceptibles d’apparaître en les simplifiant et en les rendant les plus pertinentes possibles.

Rappelons que si ces URL sont lues par les internautes, elles le sont également par les robots d’exploration des moteurs de recherche. Clarifier une URL rend votre site plus facilement interprétable par les algorithmes des moteurs de recherche qui relayeront vos pages de façon appropriée.

Enfin, cette optimisation est fortement conseillée pour améliorer l’expérience des utilisateurs. Nous parlons ici de la satisfaction qu’éprouve un internaute à naviguer facilement sur des sites. Cet argument vous paraît incongru ? Pourtant, la concurrence entre entrepreneurs sur le net s’intensifie et chaque détail compte…

Comment optimiser ses URL ?

Intégrez des mots-clés

Le référencement naturel fait la part belle aux fameux keywords dans les contenus éditoriaux d’un site internet. Vous connaissez les différents types de mots-clés et leur impact sur le SEO ? Mais savez-vous que vous pouvez également intégrer des mots-clés dans vos URL ? L’optimisation SEO, c’est en effet un travail global qui peut se nicher partout dans le but de générer plus de leads. Aussi, il convient de définir les mots-clés. Il vous faudra positionner les principaux mots-clés dans vos URL, mais de façon stratégique. Attention tout de même à la suroptimisation qui pourrait avoir un effet contre-productif.

© Firmbee – Licence Pixabay

Construisez des URL courtes

Nous l’avons déjà évoqué, mais l’objectif principal consiste à proposer des URL à la fois courtes et facilement lisibles. Plus l’adresse est courte plus l’internaute sera confiant et pourra identifier la marque. C’est aussi un bon moyen pour qu’il retienne votre URL et s’y dirige directement à l’avenir. Idéalement, proposez des URL avec une longueur comprise entre 50 et 100 caractères. Si vous placez plusieurs mots, utilisez le tiret du milieu pour les séparer et en faciliter la lecture.

Jouez la sécurité

À l’heure où les données personnelles et bancaires sont un enjeu majeur, la sécurisation de votre site devient essentielle. En proposant un site sécurisé que chacun pourra repérer grâce au protocole « https », vous mettez toutes les chances de votre côté pour rassurer l’utilisateur. Cet aspect est d’autant plus important pour les sites d’e-commerce.

Autre conseil pour donner confiance aux internautes, évitez les extensions peu habituelles. Privilégiez le « .fr » et le « .com » qui ne représentent aucune source d’inquiétude contrairement à une extension qu’ils n’auraient jamais rencontrée.

Les erreurs à éviter

Parmi les grandes erreurs SEO qui ruinent vos efforts de référencement naturel, on retrouve souvent le manque d’attention prêtée à l’expérience utilisateur. Quelques points de vigilance s’imposent en complément des conseils cités pour optimiser vos URL :

  • évitez les mots inutiles (de, le, la, pour, ou…) : ces petits mots altèrent votre référencement naturel ;
  • évitez les caractères spéciaux (+, -, @, #, _…, à l’exception du / et du -) et les signes de ponctuation : ces caractères sont également néfastes ;
  • évitez les accents et les majuscules : ces caractères peuvent générer des erreurs.

 

Visuel d’entête : © 377053 – Licence Pixabay

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