En résumé : Le nombre de liens internes qui constituent le maillage de votre article doit être adapté au format et à la longueur du texte. Comptez entre 2 et 5 liens par tranche de 1 000 mots, en prenant soin de sélectionner des liens thématiques pertinents. L’abus de liens dilue l’autorité et le PageRank de votre site, tout en pénalisant son référencement.
Le maillage interne représente encore l’une des pratiques essentielles du SEO naturel, même s’il est souvent négligé. Ses avantages sont encore de nos jours indiscutables, et particulièrement valorisés par l’indexation des moteurs de recherche. Encore faut-il comprendre comment le maillage interne fonctionne, et comment l’équilibrer pour en tirer pleinement profit. Pour cela, il faut s’interroger sur le nombre de liens nécessaires à un bon maillage, et s’il existe une limite maximale à ne pas dépasser.
Pourquoi les liens internes sont indispensables à une bonne stratégie SEO ?
Un bon maillage interne a toujours été indispensable à une pratique SEO vertueuse, et ce n’est pas sans raison.
- Les liens internes permettent de générer du trafic supplémentaire sur votre site en alimentant le trafic d’anciennes pages toujours d’actualité (contenus froids).
- Ils génèrent un cocon sémantique ou une arche sémantique en liant entre eux plusieurs contenus complémentaires, qui permettent d’approfondir la recherche d’information.
- Ils témoignent d’une cohérence de la ligne éditoriale sur le long terme, ce qui est valorisé pour créer de l’autorité informationnelle.
- Ils évitent la production de doublons et contenus dupliqués, jugés comme indicateurs de mauvaise qualité par les moteurs de recherche.
Un article sans lien interne est un article isolé, donc peu valorisé, et difficilement accessible. Au cours de l’indexation, il y a donc un risque fort que cet article soit négligé, car insuffisamment intégré à la hiérarchie de votre site.
Pourquoi l’abus de liens internes pénalise-t-il le référencement de votre site ?
Il est donc primordial qu’un article de votre site s’insère naturellement dans la continuité de votre contenu déjà produit. Cependant, il faut faire attention à ne pas noyer votre lecteur sous une abondance mal maîtrisée de liens internes, et cela pour trois raisons principales.
- Premièrement, vous risquez d’égarer le lecteur sans que celui-ci atteigne la fin de votre article et certaines informations essentielles.
- Deuxièmement, un maillage interne trop dense peut être analysé par l’algorithme de Google comme une tentative de créer artificiellement du contenu sur votre site. Google pourra l’assimiler à une pratique de Black Hat SEO. Le moteur de recherche identifiera alors votre page comme un contenu de mauvaise qualité, et la pénalisera en la faisant reculer, voire disparaître de la SERP.
- Troisièmement, la multiplication abusive de liens porte atteinte au PageRank de votre site et donc à son autorité. Le PageRank se répartit de manière uniforme entre chaque lien qui compose une page. Plus vous en ajoutez, plus vous impactez négativement les liens les plus pertinents et porteurs au sein de votre article en réduisant son jus de lien potentiel.
Quels sont les deux grands types de liens qui composent un maillage interne ?
Avant même de s’aventurer dans des données chiffrées, il faut distinguer les deux rôles différents que peuvent endosser vos liens internes dans un article, en fonction de leur positionnement, mais aussi du but que vous leur assignez.
- Les liens de navigation sont ceux qui vont orienter le lecteur lorsque celui-ci parcourt votre site. Ils s’affichent principalement dans les menus déroulants et les barres latérales de votre site, ainsi que dans les en-têtes et pieds de page de chaque article. Leur impact sur votre SEO est quasi négligeable, même si Google les inclut dans son indexation pour évaluer l’architecture d’ensemble de votre site.
- Les liens contextuels sont ceux que vous allez intégrer dans le corps de votre article. Contrairement aux liens de navigation, ils sont uniques et aident à tisser le cocon sémantique de votre site. Ils contribuent à nourrir vos articles mutuellement, à envoyer la preuve à Google que votre ligne éditoriale est maîtrisée et étoffée. Ce sont ces liens qui vont s’avérer cruciaux pour votre stratégie SEO, et ceux à prendre en considération en priorité.
Quel est le bon nombre de liens internes à insérer dans un article ?
Cette question concerne principalement les liens contextuels de votre article. Pour ce qui est des liens de navigation, tout dépend de l’architecture de votre site et de la quantité de contenu déjà produite. Gardez simplement en tête que trop de liens de navigation finissent par épuiser l’attention des visiteurs. Si ces architectures que l’on appelle méga menus peuvent avoir du sens dans le e-commerce par exemple, elles sont à proscrire si elles ne sont pas nécessaires.
Quel nombre de liens internes intégrer en fonction du contenu ?
Il n’existe aucune réponse définitive à cette question. Cela va dépendre de la nature de votre article, de sa longueur, de sa thématique ou simplement de la quantité de contenu déjà existant en lien avec cette thématique. On peut cependant définir des limites maximales à ne pas dépasser en fonction du type d’article que vous souhaitez publier.
- Pour un article de format standard, comptez entre 2 et 5 liens internes par tranche de 1 000 mots.
- Si votre article est un format long (plus de 2 000 à 3 000 mots), vous pouvez dépasser cette limite jusqu’à approcher la dizaine de liens tous les 1 000 mots.
- Si votre article est un listing (sommaire, revue de presse…), essayez de limiter le nombre de liens à 50 par page. Au-delà, envisagez une pagination multiple pour ne pas égarer les lecteurs.
- Au total, il est recommandé de ne pas excéder les 150 à 200 liens sur une page, tous liens compris.
La recommandation de “100 liens maximum par page” qui était de mise aux premiers temps du SEO Google n’a aujourd’hui plus lieu d’être. Gardez cependant en tête ce conseil fourni directement par les équipes de Google : “si vous pensez qu’il y en a trop, c’est probablement le cas”.
Visuel de Jan van der Wolf / Pexels