SEO : comment utiliser les requêtes « People Also Ask » de Google pour améliorer son référencement ?

L'équipe hREF
21 janvier 2020

Définition des requêtes « people also ask » (PAA) et comment ça fonctionne ?

Déjà existant aux USA, le module « people also ask » (PAA) a depuis quelque temps fait son apparition sur les pages françaises du célèbre moteur de recherche. Les PAA, en bon français, les « autres questions posées » proposent à l’internaute de consulter des questions régulièrement posées en association avec une requête. Les PAA se présentent sous forme d’un featured snippet qui permet d’isoler des contenus sous forme de menu déroulant. Souvent situé avant le premier résultat naturel, le module liste trois ou quatre questions : il suffit ensuite de cliquer dessus pour voir s’afficher les réponses.

L’intérêt de ce petit module développé par Google est d’abord de faciliter les recherches des internautes. En leur livrant directement des contenus sur la page de résultats, plus besoin de naviguer longuement : la réponse est instantanée. Si cette évolution marque la volonté de Google de se transformer en moteur « de réponses » plus qu’en moteur de recherche, c’est surtout un bon moyen de garder l’internaute plus longtemps sur sa page. L’objectif ? L’amener à cliquer sur les résultats sponsorisés, l’essentiel des revenus de Google provenant de sa régie publicitaire. Par ailleurs, l’apparition de ce type d’affichage dans les SERPs confirme l’importance que prend la recherche vocale pour la firme de Mountain View.

(copie d’écran Google)

Quels sont les contenus qui apparaissent dans les PAA ?

En pratique, les contenus proposés par le module « people also ask » sont générés en croisant les contenus situés en « position zéro », c’est-à-dire un résultat de recherche positionné avant le premier résultat naturel (hors annonce adword), et les questions posées dans les recherches associées à la requête, situées en bas de page. Les PPA se renouvellent à l’infini : à chaque clic sur une question affichée, d’autres se génèrent automatiquement. L’objectif étant, là encore, de garder l’internaute le plus longtemps sur Google.

Les PAA se composent généralement d’un extrait de page web, sous forme de texte, de liste ou, plus rarement, de tableau. Pour le reste, Google communique peu sur les critères qui favorisent le positionnement dans les « people also ask ». A minima, le contenu proposé doit convenir aux critères de l’algorithme qui fera le tri en fonction de la nature, de la qualité et de la lisibilité des contenus proposés. Et, bien évidemment, en fonction de son référencement.

Si on sait peu sur la manière dont l’algorithme sélectionne les PAA, on sait néanmoins qu’ils n’apparaissent pas automatiquement et que certains types de recherches sont plus susceptibles de les générer. Une analyse de la société SEMrush précisait ainsi en 2018 que les requêtes les plus longues, entre 6 et 10 mots, ont plus de probabilité de déclencher les « people also ask ». Ainsi, presque 13% des requêtes de 10 mots produisent une SERP dotée d’un PAA. Certaines thématiques sont également plus propices à la génération de PAA : la santé, la cuisine, les « Do it yourself », et le bricolage notamment.

Quelles sont les opportunités SEO des requêtes People Also Ask ?

Les PAA constituent une fonctionnalité à prendre en compte pour améliorer sa visibilité sur le net. Cette fonctionnalité impose néanmoins de repenser profondément sa stratégie éditoriale web et SEO : il n’est plus suffisant désormais de viser les premières places référencées pour obtenir des visites. Positionné en amont des résultats organiques, immédiatement visibles pour les internautes, les « people also ask » offrent aujourd’hui une nouvelle voie d’accès privilégiée au contenu éditorial des pages sur internet. De plus, parce que les contenus proposés répondent immédiatement aux requêtes exprimées sur Google, ils sont prioritairement visités pas les internautes.

Il y a donc tout intérêt à optimiser ses pages afin de se positionner dans les « people also ask ». Travailler ses contenus en visant la « position zéro » devient une priorité : ce sont eux qui viennent nourrir les PAA. Comment ? Outre un référencement solide, la première étape consiste à identifier ce qui provoquera l’apparition d’un module PAA. En pratique, il s’agit d’analyser les mots clés des pages à valoriser et de les évaluer dans le moteur de recherche. Cette étape peut être réalisée manuellement ou, pour gagner du temps, en utilisant des outils SEO (SEMObserver, SEMRush…). Autre travail à mener, identifier les recherches associées aux mots clés : plusieurs outils sur le web (Answer the public, par exemple) permettent d’en identifier beaucoup.

Par ailleurs, un travail sur le SEO on-site est primordial. L’analyse des mots clés, et leur implémentation, ne pourra payer que si les pages à faire apparaître en PAA sont parfaitement lisibles pour les robots et parfaitement optimisées. Toutes les techniques fondamentales en SEO s’appliquent : des balises en passant par les meta-data, la structure des URL ou les backlinks. Par ailleurs, les PAA apparaissent plus fréquemment lorsqu’une recherche est effectuée depuis un smartphone : un site « mobile friendly » est essentiel.

Quels sont les risques pour les contenus classiques ?

Les « people also ask » ont un impact direct sur la fréquentation d’un site. Repoussés beaucoup plus bas, les premiers référencements naturels sont beaucoup moins visibles. Lorsque s’y ajoutent des liens payants, des vidéos, il devient même difficile de les apercevoir sans scroller les SERPs. En clair, les PAA constituent un vrai risque de voir son taux de clic diminuer pour tous les résultats positionnés en bas de page et, pire, au-delà de la première page.

Autre risque intensifié, le bloc « people also ask » génère à l’infini de nouvelles questions : la probabilité que les résultats naturellement générés par Google cèdent définitivement leur place à d’autres formes de présentation n’est pas à négliger. De nombreuses fonctionnalités de Google, la « position zéro » ou les carrousels, ont déjà démontré leur efficacité, impactant négativement les taux de clics.

Les clés pour faire remonter ses contenus dans les requêtes PAA

Pour apparaître dans les PAA, on l’a dit, l’attention apportée au codage des pages et l’optimisation SEO on-site est primordiale. Cependant, le positionnement en « position zéro » tient également à la rédaction des contenus web. Pour faire simple, il s’agit de se rapprocher d’un format « FAQ ». Les « people also ask », en effet, aspirent majoritairement les sites qui proposent des contenus pratiques ou des réponses aux recherches passant par des mots tels que : qui ?, quoi ? , comment ?, pourquoi ?, où ?.

En ce sens, il s’agit de rédiger des contenus, ou d’adapter d’anciens contenus, susceptibles d’être aspirés dans les PAA. Voici trois astuces à appliquer :

  • Rédiger un contenu riche et de qualité, en privilégiant les phrases courtes, faciles à comprendre par l’internaute et Google ;
  • Préférer des titres sous forme de question et y répondre par des paragraphes courts, facilement réutilisables par Google ;
  • Organiser ses contenus en utilisant des listes à puce ou des tableaux.

Les « people also ask » constituent une belle opportunité de se voir référencer différemment, de gagner en impact tout en répondant aux besoins des internautes. Pour répondre à cette évolution dans les pratiques SEO, à défaut de compétence en interne, une agence éditoriale web sera un partenaire de choix pour vous permettre d’atteindre vos objectifs de référencement.

 

Visuels

Les images 1, 3 et 4 sont diffusées avec la licence du site Pixabay.

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