Recherche vocale : ce que ça change pour le SEO

L'équipe hREF
16 décembre 2019

Basée sur la technologie de la reconnaissance vocale, la recherche vocale permet aux internautes de réaliser une requête en parlant à haute voix face à un assistant digital accessible depuis leur smartphone ou via une enceinte intelligente. Plus besoin de taper la recherche dans la barre d’adresse ou sur le site d’un moteur en ligne ! Autre différence majeure : contrairement aux requêtes textuelles, il n’y a pas toujours de résultats multiples mais une réponse unique. Cette révolution des usages a des implications sur la stratégie d’optimisation, que les professionnels du marketing doivent prendre en compte pour saisir les opportunités offertes par cette technologie au lieu d’en subir les conséquences.

1 – La montée en puissance de la recherche vocale

La recherche vocale a tout d’abord connu un succès mitigé lorsqu’elle est apparue au milieu des années 2000. Il a fallu attendre le perfectionnement de la reconnaissance vocale et des intelligences artificielles (IA) pour que le succès soit au rendez-vous. Aujourd’hui, l’essor de cette technologie n’est plus à démontrer.

© Dan Farrell – Licence Unsplash

Sur Google par exemple, le nombre de requêtes vocales a été multiplié par 35 entre 2008 et 2016. Sundar Pichai, le P-dg de Google a d’ailleurs révélé que 20 % des requêtes sur l’application Google des mobiles compatibles Android étaient déjà réalisées « vocalement » en 2016 à l’échelle du monde. Un chiffre qui ne tient pas compte des recherches vocales effectuées sur PC ou via l’enceinte intelligence du groupe américain…

À l’heure actuelle, les principaux assistants vocaux utilisés sont Google Now, Siri, Cortana, et Alexa. Ils sont mis à disposition du public via des applications sur appareils mobiles (smartphones, tablettes), ou via les enceintes intelligentes qui se vendent par millions d’unités dans le monde chaque année. Rien qu’en France, d’après Médiamétrie, plus de 3 millions de personnes (Baromètre des enceintes à commande vocale- 2019) disposent déjà une enceinte à commande vocale.

Ce succès de la recherche vocale, et donc ce basculement progressif du texte vers la voix pour les requêtes en ligne challenge les spécialistes du marketing et pose question en matière de référencement naturel. En effet, un internaute ne formule pas du tout sa requête de la même manière à l’oral : en se débarrassant du clavier, il modifie également sa manière d’interroger les moteurs de recherche. Dès lors, comment adapter la stratégie d’entreprise pour ne pas subir mais au contraire accompagner le phénomène ?

2- Comment faire évoluer sa stratégie SEO ?

Plus pratique que la saisie de texte, la recherche vocale fait davantage de place au langage conversationnel, aux questions entières. Une conséquence sans doute de la prononciation à voix haute. Devenant des phrases complètes, les requêtes vocales sont bien plus longues que les requêtes textuelles. Les mots-clés les plus basiques étant remplacés par des expressions dites de « longue traîne ».

À titre d’exemple, une requête textuelle est généralement de type « baskets + nom de la marque » ou « jean taille 42 » ou « horaires + film ». Les utilisateurs se contentant de mettre les mots qui font sens pour le moteur de recherche. De son côté, une requête vocale est plutôt de style «Où trouver des baskets de telle marque ? », « Quel est le magasin de vêtement le plus proche ? » ou encore « À quelle heure commence ce film dans ce cinéma ? ».

Autre impact : les assistants digitaux corrigent automatiquement les requêtes, le besoin de prendre en compte les fautes d’orthographe ou de typo ne se fait donc plus sentir. Avec la recherche vocale, ce sont surtout les incompréhensions orales (les homophones, les mauvaises prononciations) qui posent problème.

© Piotr Cichosz – Licence Unsplash

En conséquence, les pages qui étaient si bien optimisées pour la recherche textuelle ne conviennent pas forcément à la recherche vocale. Et les entreprises qui veulent se mettre à la page doivent créer du contenu éditorial correspondant à ce « ton conversationnel », pour s’adapter.

Par ailleurs, la recherche vocale est utilisée pour formuler des questions très spécifiques qui nécessitent des réponses précises. Il s’agit de trouver un lieu, un itinéraire, des horaires d’ouverture, un prix, un numéro de téléphone pour joindre une entreprise, etc. Les requêtes sont d’ailleurs souvent suivies d’une action de prise de contact, ou d’un déplacement sur place.

Et, lorsqu’ils ont recours à la recherche vocale, les internautes sont généralement en train de « faire quelque chose » comme un footing, la cuisine… ; ils peuvent être au travail, dans les transports en commun, ou au volant d’un véhicule. Dès lors, la recherche vocale va revêtir un aspect pratique en facilitant l’existence des utilisateurs qui pourront obtenir une réponse simple et rapide, tout en poursuivant leurs activités en cours.

Enfin, la recherche vocale est pour une bonne part utilisée en complément d’un système de géolocalisation, afin de trouver un commerce de proximité dans la ville ou le quartier. Pour cette raison, les requêtes vocales ont davantage de chances d’avoir une composante « locale » que les requêtes textuelles classiques. Pour les entreprises, il y a ici une véritable opportunité à saisir en matière de SEO local !

3- Quelles actions mener pour son site web ?

Le principal défi posé aux équipes de marketing et de référencement est l’unicité de la réponse : quand une recherche vocale est effectuée via une enceinte intelligente, une seule réponse est fournie par Google Home ou Amazon Echo. Ce qui est logique après tout, puisqu’il est impossible de fournir une page de résultats avec ce type d’outil. Cette réponse unique est sélectionnée dans la très convoitée « position zéro » sur les moteurs de recherche. Pour les marques, obtenir la position zéro est donc plus vital que jamais…

À ce sujet, proposer des données structurées aux robots d’indexation peut jouer un grand rôle dans l’obtention de cette position stratégique. Une fois insérées dans le code des pages, ces données ne sont pas elles-mêmes un facteur de classement, mais elles aident les moteurs à mieux comprendre les contenus publiés, en mettant à leur disposition des « résultats enrichis » qui accroissent la probabilité d’obtenir une meilleure position.

© Edho Pratama – Licence Unsplash

Au-delà des enceintes, les smartphones et les tablettes tactiles constituent l’autre point d’entrée principal pour la recherche vocale, et le mode par défaut en situation de mobilité ! L’entreprise doit de ce fait optimiser ses contenus marketing et ses sites pour un usage mobile : les pages publiées en ligne doivent s’afficher sans le moindre accroc sur de petits écrans. Ce qui, là encore, conduit à un meilleur référencement.

Mais l’aspect le plus important est de travailler sur des mots-clés plus longs, spécifiques et géolocalisés. Ils doivent se rapprocher du ton conversationnel, et de préférence être utilisés directement au cœur du titre ou du chapô et être positionnés dans une phrase interrogative pour coller à l’usage des internautes. Il convient aussi d’ajouter une réponse rapide dans l’introduction, avant de la développer dans le reste de l’article. Une foire aux questions apporte une contribution positive, car les questions sont souvent posées en langage naturel.

En résumé, pour profiter au mieux de la redistribution des cartes provoquée par la recherche vocale, une entreprise doit produire des contenus à forte valeur ajoutée, plus riches sur le plan sémantique, dans le but de répondre aussi finement que possible aux requêtes des utilisateurs. Pour cela, vous pouvez obtenir l’aide d’une agence éditoriale, afin de réussir au mieux la transition vers ce « SEO vocal ».

 

Visuel d’entête : © Matt Botsford – Licence Unsplash.

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