Nos conseils pour bien traduire un site internet

Vous vous sentez à l’étroit en France ? Vous souhaitez développer votre business à l’international ? C’est une bonne nouvelle. La première étape à accomplir passe par la traduction de votre site et de ses contenus. Sur le papier, cette étape – notamment grâce aux outils de traduction automatisés – peut paraître simple à accomplir. Ce n’est pourtant pas le cas : il ne s’agira pas seulement de réécrire vos contenus dans la langue des marchés que vous ciblez, mais surtout de les adapter aux contextes de vos cibles. Nos conseils.

Pourquoi traduire son site internet ?

Toutes les entreprises sont amenées à se poser cette question : comment gagner en croissance ? Si votre business se porte bien en France, votre regard peut se porter sur l’international. En particulier si votre activité est dédiée à l’e-commerce, aller conquérir de nouveaux marchés à l’étranger est a priori un bon levier pour booster son chiffre d’affaires.

Si votre site et ses contenus sont en français, il faudra alors penser à les faire traduire. Pourquoi ? La première raison tient à la visibilité de votre site et de ses offres. Sans traduction, vos contenus ne seront pas référencés sur les déclinaisons nationales des moteurs de recherche. En somme, autant dire que vous ne serez pas visible sur les SERPs dans le ou les pays où vous souhaitez grignoter des parts de marché.

Pourquoi traduire son site internet ?
© geralt – Licence Pixabay

L’autre raison tient à la clientèle que vous souhaitez atteindre : à l’étranger, c’est une évidence, on ne parle pas nécessairement le français. Aussi alléchants soient vos produits, il sera difficile pour vos cibles de bien comprendre ce que vous proposez. En traduisant vos contenus dans la langue du marché que vous ciblez, et notamment les fiches produit (mais pas que…), vous améliorez substantiellement l’expérience de vos utilisateurs à l’étranger. De quoi les mettre en confiance et s’assurer, de ce fait, d’un bon taux de conversion.

Pour résumer, traduire votre site permet de vous adresser à une clientèle étrangère en rendant accessible votre offre dans une langue différente. Pour autant que vous le fassiez intelligemment, ceci vous ouvrira la porte de marchés prometteurs, aussi bien en Europe que dans le monde entier.

Comment choisir les langues pour traduire son site ?

S’ouvrir à l’étranger, oui. Mais pas n’importe comment. Avant de traduire votre site, la première question à se poser est la suivante : sur quels marchés mes produits sont susceptibles de trouver une clientèle ? Soyez conscient que vos produits ou vos offres ne sont pas adaptés à toutes les cibles et qu’ils peuvent être déjà massivement proposés dans d’autres pays.

Pour gagner du temps, s’épargner des efforts et minimiser les coûts, le bon réflexe sera de mener, avant de choisir la ou les langues de traduction, une étude de marché rigoureuse pour déterminer dans quels pays vos produits seront les plus porteurs.

D’autres outils peuvent également vous permettre d’opter ou non pour une langue de traduction. Vous pouvez vous appuyer sur Google Analytics qui vous renseignera sur les pays d’origine de vos visiteurs. Sinon, une rapide analyse de votre portefeuille de clients vous donnera aussi quelques pistes sur les marchés (et les langues) à cibler.

À défaut, si vous n’avez pas les moyens d’investir dans une étude de marché, et que vous ne souhaitez pas accorder à la question de la langue de traduction trop de réflexion, le choix moyen reste l’anglais. Largement utilisée partout dans le monde, c’est la langue de « repli » idéale. En revanche, adopter l’anglais n’est pas forcément la meilleure option pour être visible sur toutes les SERPs nationales et certainement pas la meilleure en matière d’expérience utilisateur, sauf à viser prioritairement un public anglo-saxon (et encore, nous le verrons plus bas).

Faut-il traduire l’intégralité d’un site internet ?

Afin de favoriser l’expérience utilisateur et de leur inspirer confiance, se contenter de traduire quelques contenus de votre site ne suffira pas. Pour être accessible aux clients du pays que vous visez, il s’agira d’envisager de traduire beaucoup plus que les textes publiés sur votre site. Aussi, tous ces éléments seront à considérer :

  • Tous les contenus annexes : la page de présentation de votre entreprise ainsi que la page de contact notamment ;
  • Les mentions légales : obligatoires, les mentions légales constituent également une marque de sérieux et de qualité pour les internautes. Assurez-vous également qu’elles correspondent à la réglementation en vigueur du pays cible ;
  • Les éléments « en dur », appartenant à la maquette de votre site : les boutons, les rubriques le footer… ;
  • Enfin, il faut inclure les contenus « hors site », lié à la stratégie marketing d’une entreprise : les articles de blogs, les vidéos, ou les newsletters notamment.
Faut-il traduire l'intégralité d'un site internet ?
© geralt – Licence Pixabay

La traduction de votre site doit également – de manière vous assurer une bonne visibilité sur les pages nationales de Google – répondre aux contraintes SEO. En ce sens, il ne faut oublier de revoir vos URL, vos balises (title et alt notamment) et les meta-descriptions.

Pourquoi vaut-il mieux opter pour la « localisation » que pour de la simple traduction ?

Vous l’aurez compris, s’engager dans un processus de traduction d’un site dépasse largement la simple révision de quelques contenus : tout ce qui est présent sur votre site doit pouvoir être compris de votre cible étrangère. Mieux, vos contenus doivent s’y adapter.

En bref, plutôt que de traduire votre site, il faut l’ancrer dans l’espace mental de vos clients étrangers : on parle alors de « localisation ». Vos contenus devront prendre en compte les spécificités linguistiques mais surtout culturelles du pays cible.

Pour réussir votre percée sur un marché étranger, l’important est que vos futurs clients se sentent (un peu) chez eux et que votre offre soit présentée d’une façon qui leur soit familière, rassurante. Il faut donc prêter une attention particulière au contexte et disposer d’une bonne connaissance du pays cible. En particulier :

  • Des références culturelles communes du pays. Un exemple, le fameux steak-frite français n’a pas d’équivalent en anglais : on le traduira par « fish and chips » et certainement pas « steak and fries » ;
  • Des « localismes » langagiers du pays cible : l’anglais, par exemple, ne s’emploie pas de la même manière en Australie, au Royaume-Uni ou aux États-Unis.
  • Des formats de dates, de l’expression des poids et mesures, qui sont différents selon les pays ;
  • Last but not least, des éléments liés à l’économie du pays visé : la devise utilisée, les modes de paiements préférablement employés…

Par ailleurs, pour être sûr de bien se positionner sur les pages de recherche des moteurs locaux, traduire littéralement les mots clés sur lesquels vous vous positionnez en France ne sera pas efficace. Prenez le temps d’analyser les comportements de recherche et d’identifier les mots clés, en lien avec votre domaine d’activité, qu’emploie l’audience que vous visez dans le pays.

Pourquoi vaut-il mieux opter pour la "localisation" que pour de la simple traduction ?
© mohamed_hassan – Licence Pixabay

Pour vous rapprocher des internautes, vous pouvez par ailleurs envisager de décliner votre nom de domaine en adoptant une extension régionale : en .es pour l’Espagne ou en .hu pour la Hongrie par exemple. Créer un site avec un nom de domaine local vous permettra, d’une part, de travailler vos contenus avec plus d’autonomie au niveau du marché national et, d’autre part, de vous assurer une plus grande proximité avec votre clientèle cible.

Google Translate peut-il suffire ?

Aujourd’hui, de nombreuses solutions de traduction gratuite et automatisées existent. Cependant, si elles peuvent désormais traduire rapidement un grand volume de textes, cette solution est à éviter. En effet, bien que ces outils aient fait de grands progrès sur le plan sémantique, il leur manquera toujours la capacité d’intégrer les contextes des publics visés, ce qui est crucial pour en susciter l’adhésion.

Quand on touche à la publication de contenu sur le web, le mieux est toujours d’adopter une approche qualitative. Il en va de même pour la traduction. Il s’agira de produire des écrits parfaitement compréhensibles pour l’audience visée. Il s’agira également de travailler, dans la langue du marché local, l’optimisation SEO de vos contenus en se positionnant sur les mots clés qui correspondent aux recherches de votre cible.

En l’état actuel de la technique, seule l’expertise humaine est véritablement capable de produire des traductions qui intègrent ces paramètres. Pour se faciliter la tâche, faire appel à un traducteur spécialisé dans les contenus web est certainement la meilleure solution. Il vous garantit des traductions conformes à la culture, avec la terminologie appropriée et les bons mots clés permettant de produire des contenus parfaitement localisés et optimisés pour les SERPs locales.

Comment choisir le bon traducteur pour son site ?

Confier la traduction de votre site à un professionnel n’est pas toujours chose aisée. Comment trouver un professionnel compétent, capable de comprendre les subtilités de votre activité ? Heureusement, il existe des annuaires référençant les professionnels de la traduction. Notamment, l’annuaire de la société française des traducteurs (SFT).

Pour vous assurer de trouver le professionnel qui correspondra le mieux à vos besoins, vérifiez en amont de la prise de contact si ce dernier répond à ces trois critères :

  • Il traduit vers sa langue maternelle : ceci vous assurera qu’il est un expert de la culture de votre marché cible et qu’il s’exprimera parfaitement dans la langue que vous avez choisie ;
  • Il connaît votre domaine d’activité : les annuaires précisent en général le ou les domaines de spécialité des traducteurs, veillez à ce qu’ils correspondent aux vôtres. Privilégiez par ailleurs un professionnel qui ne soit pas spécialiste… en tout. Sélectionnez plutôt un traducteur qui liste au maximum trois sujets d’expertise (dont le vôtre), ce qui vous assure d’avoir affaire à quelqu’un qui maitrise bien votre domaine.
  • Il comprend les spécificités de l’écriture sur le web : il sait comment adapter les champs sémantiques de vos contenus et les optimiser pour le référencement.

Pour finir, si ce travail de sélection vous paraît fastidieux, n’hésitez pas à recourir aux services d’une agence de production et de traduction de contenus spécialisée dans le web. En sélectionnant pour vous les traducteurs les plus compétents, elles vous feront gagner un temps précieux.

Optimiser la traduction d’un site pour le SEO

Nous l’avons dit, traduire un site répond à deux objectifs : se faire comprendre par vos cibles et, surtout, s’assurer d’une bonne visibilité sur le marché local. Comment ? En s’assurant que la traduction de votre site soit conforme aux impératifs SEO du pays cible.

Régionaliser son nom de domaine

Bien qu’il ne s’agisse pas à proprement parler de « traduction », faire en sorte de choisir une extension de domaine régionale, correspondant au pays cible, est un levier efficace pour s’assurer d’un bon référencement sur les SERPs locales. En effet, outre qu’il vous rapproche de vos cibles, un nom de domaine parfaitement localisé vous permet d’obtenir un meilleur impact en termes SEO.

Régionaliser son nom de domaine
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Se faire indexer sur les moteurs de recherche locaux

Nous l’avons suffisamment répété sur ce blog, pour générer un trafic nombreux et de qualité sur votre site en France, il est essentiel d’être positionné sur les bonnes expressions de recherche (avec les bons mots clés) et préférablement dans les tous premiers résultats des pages de recherche.

Ce qui fonctionne en France, fonctionne similairement à l’étranger : pour être d’être visible sur les pages de résultats, il est nécessaire qu’un moteur dispose d’éléments pour « bien » lire et analyser vos pages dans la langue choisie : assurez-vous donc de faire traduire les balises qui structurent vos contenus (en particulier, les balises title, H1, H2) et de faire en sorte de choisir des mots clés « locaux » – et pas simplement transposés depuis vos contenus français – qui correspondent à la manière dont votre cible formule ses recherches.

Localiser ses backlinks

Autre levier pour booster son référencement local, l’obtention de backlinks issus du pays est une bonne manière d’asseoir l’autorité de votre site et de gagner des places sur les pages de recherches consultées par l’audience cible. Développez ainsi une stratégie d’acquisition de backlinks auprès de sites ou de blog locaux, aux thématiques proches du vôtre et déjà reconnus. Pour les appâter, il s’agira, encore et toujours, de produire des contenus de qualités, adaptés au contexte du marché à conquérir et susceptibles d’intéresser leurs lecteurs.

Produire des contenus qui vous feront faire obtenir les bons backlinks est un exercice chronophage, qui demande beaucoup d’expertise et de savoir-faire (en particulier SEO). Si vous ne disposez pas des ressources en interne, là encore faire appel à une agence éditoriale web, capable de produire des contenus pertinents dans la langue du marché cible, est une très bonne idée.

Au-delà de la traduction, les bonnes pratiques à respecter

Pour finir, même si c’est important, traduire son site n’est qu’une première étape pour conquérir un nouveau marché. Certains détails sont également importants à considérer avant de se lancer, au plan commercial et logistique notamment.

Au-delà de la traduction, les bonnes pratiques à respecter
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Localiser son site n’aura aucun sens si vous ne faites pas de même avec votre politique commerciale. Les acheteurs, c’est bien connu, son très sensibles aux campagnes de marketing saisonnier. Pour vous assurer d’un succès à l’étranger, ne craignez pas de coller aux évènements qui rythment la vie d’un pays. En fonction de votre domaine d’activité, il est toujours possible de se caler sur une fête (pensez aux fêtes nationales), une journée mondiale, des vacances, les saisons (l’hiver n’est pas le même au Brésil qu’en Suède) ou une célébration particulière pour toucher les internautes du pays.

C’est bien connu, la livraison est un élément clé du e-commmerce. Si les délais sont trop longs ou les tarifs trop élevés, vos prospects risquent d’abandonner leur panier. Aussi faut-il soigner, au lancement de la version étrangère de votre site, tous les aspects logistiques : envisagez de déployer des stocks dans le pays visé et travailler avec un transporteur local. Ceci permettra de limiter le temps de livraison et de rogner sur les coûts (pas de transport international). Par ailleurs, choisir un transporteur déjà connu de vos futurs clients les mettra plus sûrement en confiance et boostera votre taux de conversion.

Enfin, tout comme les mentions légales, veillez à présenter clairement et adapter vos conditions de retour et de remboursement aux législations locales, c’est-à-dire en conformité avec les règlements de protection des consommateurs. Outre l’aspect juridique, c’est aussi le bon moyen de mettre en confiance les prospects du pays considéré.

À lire :

  • Les clés pour référencer votre site web à l’international
  • 8 conseils pour déployer votre stratégie de contenu à l’international
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